Sherpany
Démo
Reunions du conseil

Ce qui rend la prise de décision des conseils d’administration efficace en 2026

2 juillet 2026

Les conditions dans lesquelles les conseils d’administration prennent leurs décisions ont profondément évolué au cours des trois dernières années. Le volume des sujets à traiter est en hausse : selon le Spencer Stuart UK Board Index, les conseils des entreprises du FTSE 350 examinent désormais davantage de points à l’ordre du jour par réunion qu’à n’importe quel autre moment de la dernière décennie, sous l’effet de la complexité réglementaire croissante, des risques géopolitiques et de l’accélération des évolutions technologiques. Parallèlement, les conséquences, tant individuelles qu’institutionnelles, d’une mauvaise décision se sont considérablement accrues. La révision 2024 du Code britannique de gouvernance d’entreprise renforce les exigences en matière de documentation des décisions. Dans le même temps, le Règlement européen sur l’intelligence artificielle (AI Act) introduit une nouvelle couche d’obligations de conformité pour les conseils d’administration qui s’appuient sur des analyses assistées par l’IA dans leurs processus décisionnels. 

Dans ce contexte, 71 % des professionnels des fusions- acquisitions interrogés par FT Longitude en 2026 estiment que les entreprises qui ignorent l’intelligence artificielle aujourd’hui ne seront plus en mesure de rester compétitives dans les cinq prochaines années. Ce chiffre concerne spécifiquement les équipes chargées des transactions, mais la logique sous- jacente s’applique tout autant aux conseils d’administration : le niveau d’analyse, de préparation et de formalisation des décisions considéré comme suffisant il y a cinq ans ne constitue plus la référence. Les conseils qui traverseront cette période avec succès seront ceux qui considèrent la qualité de la décision comme une discipline à améliorer en permanence, plutôt que comme le simple résultat des personnes présentes autour de la table. 

En 2026, une prise de décision efficace au sein d’un conseil d’administration repose sur une combinaison rigoureuse de quatre éléments : des informations de qualité, une délibération structurée, une responsabilité clairement attribuée et une utilisation pertinente de l’intelligence artificielle comme outil d’aide à la décision, et non comme substitut à celle-ci. 

Cet article examine quatre disciplines observables qui distinguent les conseils d’administration les plus performants, quatre modes de défaillance qui se retrouvent dans les organisations quel que soit leur niveau de maturité en matière de gouvernance, ainsi qu’une structure de réunion qui permet de les articuler efficacement. L’objectif est avant tout pratique : permettre à un président de conseil ou à un secrétaire général d’identifier deux ou trois habitudes qu’il serait utile de faire évoluer avant la prochaine réunion. 

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir des conseils exclusifs.

Le meilleur des ressources et des nouveautés produit pour des réunions de conseil plus efficaces.

À quoi ressemble une prise de décision efficace au sein d’un conseil d’administration ? 

Les décisions efficaces ne sont pas le fruit de personnalités exceptionnelles ni d’une alchimie particulière entre les membres du conseil. Elles reposent sur quatre disciplines observables, chacune pouvant être intégrée à la structure de la réunion et à la préparation qui la précède. 

Qualité et accessibilité de l’information 

Dans un contexte de gouvernance, la qualité de l’information repose sur quatre critères indissociables : son exactitude, son exhaustivité, sa disponibilité en temps utile et sa pertinence par rapport à la décision à prendre. Un document exact mais dépourvu de pertinence décisionnelle fait perdre du temps au conseil. Un document pertinent mais transmis seulement 48 heures avant la réunion génère une discussion, pas une décision. Selon l’Annual Corporate Directors Survey 2024 de PwC, une part significative des administrateurs estime ne pas disposer d’informations suffisantes au moment de prendre une décision. Les principales raisons invoquées sont des documents trop volumineux, transmis trop tard ou insuffisamment centrés sur la question précise à laquelle le conseil doit répondre.

La solution n’est pas de raccourcir les documents, mais de mieux les structurer. Chaque document inclus dans le dossier de décision devrait comporter un résumé exécutif d’une page répondant à trois questions essentielles : quelle décision le conseil est-il appelé à prendre, quelles sont les principales hypothèses sur lesquelles elle repose et quels sont les scénarios raisonnablement envisageables. Le document complet reste ensuite disponible pour les administrateurs qui souhaitent approfondir leur analyse.  

La qualité de l’information passe également par sa maîtrise. Diffuser à l’avance un document contenant des scénarios révisés d’allocation du capital ou la justification confidentielle d’une acquisition exige des contrôles d’accès fondés sur les rôles, un filigranage des documents et une politique de résidence des données qui les protège des législations étrangères en matière de surveillance. L’infrastructure documentaire de Sherpany repose sur des centres de données suisses situés à Zurich et Genève, hors du champ d’application du US CLOUD Act. Cet aspect est particulièrement important lorsque les documents concernés contiennent des informations privilégiées susceptibles d’influencer le marché. 

Délibération structurée 

La délibération structurée correspond à une organisation volontaire de la manière dont le conseil passe de l’information à la décision : une question d’ouverture clairement formulée, un temps de réflexion individuelle, les interventions des administrateurs non exécutifs avant celles des membres de la direction, puis une conclusion validée avant l’enregistrement formel de la décision. Les raisons qui rendent cette séquence efficace sont bien documentées. Dans leur ouvrage Noise, publié en 2021, Cass Sunstein, Olivier Sibony et Daniel Kahneman ont montré que les discussions de groupe non structurées tendent systématiquement à amplifier l’influence de la première personne qui s’exprime avec assurance. Cette observation s’applique directement aux réunions de conseil d’administration, où le directeur général ou le directeur financier prend généralement la parole en premier après une présentation de la direction. 

Les mécanismes pratiques sont simples et ne nécessitent aucune transformation culturelle majeure. Commencez par formuler chaque point de l’ordre du jour sous la forme d’une question décisionnelle plutôt que d’un simple intitulé thématique. « Devons-nous poursuivre l’expansion prévue dans la péninsule Ibérique au seuil d’investissement prévu pour le troisième trimestre ? » suscite une discussion très différente de « Point d’avancement sur l’expansion dans la péninsule Ibérique ». Invitez ensuite les administrateurs non exécutifs à s’exprimer avant les membres de la direction, afin de limiter l’effet d’ancrage créé par la position initiale de l’équipe dirigeante. Enfin, avant qu’une décision ne soit formellement enregistrée, le président du conseil ou le secrétaire général reformule la conclusion et confirme explicitement qu’elle est partagée par l’ensemble des participants : « Nous enregistrons l’approbation de l’expansion dans la péninsule Ibérique au seuil d’investissement prévu pour le troisième trimestre, avec une revue prévue lors de la réunion de janvier. Est-ce bien la compréhension commune ? » Le Russell Reynolds Global Leadership Monitor a identifié ce type de discipline dans la conduite des délibérations comme l’un des facteurs les plus fortement corrélés à des évaluations élevées de l’efficacité des conseils d’administration à l’échelle mondiale.

L’Agenda Builder de Sherpany soutient directement cette approche en structurant chaque point de l’ordre du jour autour de sa question décisionnelle, de son responsable et de son objectif avant même le début de la réunion. Les conseils d’administration qui l’utilisent constatent que la nature des échanges évolue avant même la première prise de parole : les participants arrivent en sachant quelles décisions doivent être prises, et non quelles informations vont leur être présentées.

La délibération structurée n’est pas un luxe. C’est ce qui permet aux conseils d’administration de transformer des informations de qualité en décisions solides, justifiables et défendables. 

Une responsabilité clairement définie pour les résultats obtenus 

Une responsabilité clairement définie pour les résultats obtenus: Dans le contexte des décisions du conseil d’administration, la responsabilité repose sur trois éléments précis : qui est responsable de la mise en œuvre, dans quel délai et selon quel rythme de reporting les progrès seront présentés au conseil. La version révisée en 2024 du Code britannique de gouvernance d’entreprise est explicite sur la nécessité de documenter les décisions et exige que les conseils conservent une trace claire des éléments ayant fondé les décisions importantes. Selon les observations récurrentes de l’EY Center for Board Matters, le problème n’est généralement pas que les conseils ne prennent pas de décisions, mais que le compte rendu de ces décisions ne survit pas à la réunion avec un niveau de précision suffisant pour permettre d’attribuer des responsabilités par la suite.

La solution est simple. Chaque décision devrait être associée à un responsable identifié, une échéance et une date de suivi inscrite à un prochain ordre du jour.

Le rôle de l’IA dans la prise de décision des conseils d’administration 

Dans son enquête menée en 2026 auprès de 1 000 professionnels des fusions-acquisitions pour le compte de Datasite, FT Longitude a demandé quelles étaient les principales qualités attendues d’une IA utilisée pour soutenir la prise de décision. Les réponses ont été les suivantes : la précision (71 %), la sécurité (70 %), la fiabilité (58 %), la rapidité (57 %) et la conformité (44 %). L’ordre de ces résultats est révélateur. La sécurité arrive en deuxième position, juste derrière la précision. Pour les conseils d’administration amenés à traiter des informations stratégiques sensibles, ce qui distingue une IA adaptée à la gouvernance d’une IA généraliste n’est pas seulement sa capacité d’analyse, mais avant tout sa capacité à traiter ces informations dans un environnement digne de confiance. Une IA destinée aux conseils d’administration doit fonctionner dans un environnement sécurisé. 

Trois usages concrets de l’IA se sont imposés comme particulièrement utiles et compatibles avec les exigences de gouvernance des conseils d’administration. Le premier concerne l’analyse documentaire. Document Copilot permet à un administrateur ou à un secrétaire général d’interroger un dossier de réunion de 200 pages à l’aide de questions ciblées et d’identifier en quelques minutes les informations pertinentes pour la décision à prendre, plutôt qu’en plusieurs heures. L’IA ne formule pas de recommandation ; elle met en évidence la section spécifique d’un rapport d’évaluation, l’entrée pertinente d’un registre des risques ou l’avis réglementaire directement lié à la question examinée par le conseil. Le deuxième usage consiste à résumer les décisions précédentes et le contexte des réunions successives. Cela permet d’assurer la continuité des travaux du conseil sans dépendre de la mémoire ou des notes d’un individu en particulier. Le troisième concerne l’assistance à la préparation des réunions. Les fonctionnalités d’IA dédiées à la création des ordres du jour et à la rédaction de la documentation réduisent la charge administrative et libèrent davantage de temps pour l’analyse et la réflexion stratégique. 

La preuve la plus claire que la décision reste du ressort du conseil d’administration apparaît dans cette même étude : seuls 22 % des professionnels interrogés ont déclaré qu’ils suivraient une recommandation générée par l’IA concernant la signature d’une transaction. Ce résultat est resté pratiquement identique, qu’il s’agisse de répondants très favorables à l’IA ou plus prudents à son égard Il ne s’agit pas d’une réticence à utiliser l’IA, mais d’une utilisation mesurée. Même les professionnels qui s’appuient largement sur l’IA pour leurs analyses ne lui délèguent pas le jugement final. C’est également l’approche que les conseils d’administration devraient adopter : considérer l’IA comme un outil permettant d’améliorer la qualité des informations sur lesquelles ils exercent leur jugement, et non comme un substitut à ce jugement. 

Le Règlement européen sur l’intelligence artificielle (AI Act) apporte par ailleurs un cadre réglementaire utile aux conseils qui réfléchissent à la gouvernance de leurs usages de l’IA. Les systèmes qui contribuent à des décisions susceptibles d’avoir des conséquences importantes pour des individus ou des organisations peuvent être considérés comme des systèmes à haut risque au sens des articles 6 et 7. Cette classification entraîne des exigences spécifiques en matière de documentation, de transparence et de supervision humaine. Ces exigences s’inscrivent naturellement dans les bonnes pratiques de gouvernance. Un conseil d’administration qui conserve déjà une trace immuable de ses décisions et qui exige une validation humaine des analyses assistées par l’IA est généralement bien mieux préparé que ceux qui ont adopté des outils d’IA sans réfléchir à leurs implications en matière de gouvernance. 

Les 62 % de professionnels des fusions-acquisitions qui estiment qu’une prise de décision exclusivement humaine n’est plus défendable dans le cadre de transactions complexes constituent une donnée propre au domaine du M&A. Son intérêt pour les conseils d’administration est davantage indicatif que direct : le principe selon lequel l’analyse assistée par l’IA est en train de devenir la nouvelle référence à laquelle seront comparées les analyses réalisées sans IA est un signal que les conseils d’administration devraient prendre en compte, même si leur rythme d’adoption reste plus lent que celui des équipes chargées des transactions. 

L’IA comme nouveau document préparatoire: Document Copilot permet à un administrateur d’interroger un dossier de réunion de 200 pages à l’aide de questions ciblées et d’identifier en quelques minutes les informations réellement pertinentes pour la décision à prendre. L’outil ne prend pas la décision à la place du conseil. Il libère simplement le temps nécessaire pour la prendre dans de meilleures conditions. 

Les erreurs de prise de décision que les conseils d’administration doivent éviter 

Les quatre modes de défaillance présentés ci-dessous ne sont pas théoriques. Ils apparaissent régulièrement dans les études consacrées à la gouvernance ainsi que dans les enquêtes réglementaires et les analyses qui suivent les défaillances les plus médiatisées des conseils d’administration. Leur point commun est qu’ils ont une origine structurelle. Ils peuvent donc être corrigés en modifiant la manière dont le conseil prépare ses travaux et conduit ses délibérations, plutôt qu’en cherchant simplement à remplacer les personnes autour de la table. 

La ratification déguisée en délibération. Le conseil d’administration approuve une décision que l’équipe dirigeante a, en pratique, déjà prise. Il s’agit de l’un des échecs de gouvernance les plus surveillés par les équipes de relations investisseurs et les agences de conseil en vote, et c’est précisément le type de situation que les Principes de gouvernance d’entreprise de l’OCDE cherchent à éviter. Ce phénomène apparaît souvent lorsque le dossier présenté au conseil met en avant une seule option privilégiée, accompagnée de son analyse justificative, plutôt qu’un véritable choix entre plusieurs options crédibles étayées par des analyses concurrentes. La solution est simple : exiger que chaque dossier présente au moins deux options réalistes et que le conseil consigne explicitement les raisons pour lesquelles l’alternative retenue n’a pas été choisie. 

L’ancrage sur la voix la plus influente. L’opinion d’un seul membre du conseil oriente la discussion avant même que les autres aient eu l’occasion de s’exprimer. Lorsque cette voix est celle du directeur général ou du directeur financier qui présente le sujet, il ne s’agit généralement pas d’une volonté d’influencer le débat, mais d’une conséquence naturelle du fait qu’une personne dispose de davantage d’informations et de contexte que les autres. Les travaux de Sunstein et Sibony sur les cascades informationnelles au sein des groupes documentent ce phénomène en détail. La solution réside dans l’ordre des interventions : les administrateurs non exécutifs s’expriment en premier, puis les membres de la direction réagissent à leurs observations. 

Une formalisation ambiguë des décisions. Le compte rendu reflète la discussion, mais ne mentionne pas clairement la décision prise, le responsable désigné ou l’échéance associée. Lors de la réunion suivante, le conseil revient alors sur des sujets qui étaient censés avoir été tranchés. À terme, cela crée une culture où rien n’est jamais véritablement décidé. Les recommandations de l’ICSA en matière d’efficacité des conseils d’administration identifient la rédaction imprécise des procès-verbaux comme l’une des causes les plus fréquentes de dysfonctionnements de gouvernance au sein de conseils pourtant bien structurés. 

Une sous-utilisation structurelle de l’IA dans la préparation des réunions. L’étude FT Longitude / Datasite 2026 révèle que 27 % des professionnels des fusions- acquisitions n’utilisent toujours pas l’IA pour le reporting au conseil d’administration et la gouvernance. À une époque où les outils d’analyse destinés à soutenir la prise de décision des conseils ont considérablement progressé, continuer à parcourir manuellement des dossiers de 200 pages constitue un choix structurel dont la valeur ajoutée diminue progressivement. L’argument selon lequel l’IA ne peut pas être utilisée avec des informations confidentielles ne relève pas de l’IA elle-même, mais de l’environnement dans lequel elle est déployée. La réponse n’est pas de renoncer à l’assistance analytique, mais de s’appuyer sur une plateforme conçue pour les conseils d’administration et offrant les garanties de sécurité appropriées. 

Comment les réunions favorisent de meilleures décisions 

Les principes de conception des réunions qui soutiennent une prise de décision efficace ne sont pas complexes. Leur efficacité repose davantage sur une application rigoureuse et constante que sur la sophistication de leur conception. 

La fréquence des réunions doit permettre au conseil d’administration de consacrer suffisamment de temps aux sujets complexes, tout en laissant entre chaque session un délai suffisant pour que la préparation individuelle conserve sa valeur. Un conseil qui se réunit trop souvent incite ses membres à survoler les documents. À l’inverse, un conseil qui se réunit trop rarement accumule les sujets à traiter jusqu’à ce que chaque réunion devienne trop chargée pour permettre une véritable délibération. Les conseils d’administration les plus performants du FTSE 350 se réunissent généralement entre six et huit fois par an selon un calendrier préétabli, tout en conservant la possibilité de convoquer des réunions supplémentaires lorsque des décisions majeures ou des étapes clés l’exigent. 

Chaque point de l’ordre du jour devrait être formulé comme une question décisionnelle avant même la tenue de la réunion. Cette approche s’applique aussi bien aux sujets stratégiques qu’aux questions de gouvernance plus courantes. Une question décisionnelle oblige l’auteur du dossier à préciser clairement ce qu’il attend du conseil et fournit au président une base solide pour conclure les échanges.  

Pendant la réunion, le principe selon lequel les administrateurs non exécutifs s’expriment avant les membres de la direction est facilité par Presenter Mode. Cette fonctionnalité protège les notes confidentielles et les annexes non destinées à être partagées à l’écran, tout en permettant au président de conduire les échanges sans exposer immédiatement la position de la direction avant que les administrateurs n’aient formulé leur propre point de vue. Avant qu’une décision ne soit officiellement consignée, le président ou le secrétaire général valide la compréhension commune en reformulant explicitement la conclusion retenue. 

Après la réunion, un court retour d’expérience sur la qualité du processus de décision permet de mesurer les progrès réalisés au fil du temps. Les dispositions du Code britannique de gouvernance d’entreprise relatives à l’évaluation annuelle du conseil fournissent le cadre réglementaire de cette démarche. Les recommandations de l’ICSA indiquent d’ailleurs que les conseils qui évaluent explicitement la qualité de leurs décisions obtiennent des améliorations plus régulières que ceux qui abordent l’évaluation de manière plus générale. 

Comment Sherpany améliore la prise de décision des conseils d’administration 

Sherpany est une plateforme suisse de gestion des réunions utilisée chaque semaine par plus de 450 conseils d’administration et 20 000 administrateurs et dirigeants, avec un taux de renouvellement annuel de 98 %. Sa clientèle est principalement composée d’organisations évoluant dans des secteurs fortement réglementés : banque, assurance, services financiers, pharmacie, industrie manufacturière, énergie, aviation, transport et logistique. 

  • Préparer : Le Topic Hub centralise les décisions proposées avant la réunion et offre aux responsables fonctionnels ainsi qu’aux membres du conseil un canal structuré pour soumettre des points à l’ordre du jour en amont, plutôt que de les introduire à la dernière minute.
  • Réunion : L’Agenda Builder structure chaque point de l’ordre du jour sous la forme d’une question décisionnelle, avec un objectif clairement défini et un résultat attendu visibles par tous les participants avant le début de la réunion. Le Presenter Mode maintient les notes du présentateur et les annexes confidentielles hors de l’écran partagé, préservant ainsi la qualité des délibérations sans que le président ait à gérer ces aspects manuellement. 
  • Suivi : Le module Tasks & Decisions enregistre chaque décision avec un responsable désigné et une échéance dès qu’elle est prise. Il la reporte automatiquement dans le cycle d’ordre du jour suivant et met en évidence les actions en retard avant la prochaine réunion du conseil. La piste d’audit ainsi générée consigne ce qui a été décidé, par qui et sur quelle base. C’est ce qui permet de démontrer et de justifier une décision auprès des autorités de régulation, des actionnaires ou, dans le pire des cas, devant un tribunal. 

L’infrastructure de sécurité et de conformité de la plateforme comprend la certification ISO 27001 (depuis 2018), SOC 2 Type II (depuis 2021), la conformité à la circulaire FINMA 2018/3, la préparation au règlement européen DORA ainsi que la conformité au RGPD. Les données sont protégées par un chiffrement AES-256 au repos et TLS 1.3 en transit, et hébergées dans des centres de données suisses situés hors du champ d’application du US CLOUD Act. 

Du point à l’ordre du jour à la décision formalisée Dans Tasks & Decisions, chaque décision est associée à un responsable, une échéance et une date de suivi. L’ordre du jour suivant reprend automatiquement là où le précédent s’est arrêté. Le conseil cesse ainsi de rediscuter des sujets qui avaient déjà été tranchés. 

Conclusion 

Les quatre disciplines présentées dans cet article — la qualité de l’information, la délibération structurée, la clarté des responsabilités et une utilisation pertinente de l’IA comme outil d’aide à la décision — ne sont pas théoriques. Elles s’observent concrètement dans les conseils d’administration qui produisent régulièrement des décisions solides, bien documentées et défendables, ainsi que dans les études qui évaluent l’efficacité des conseils au fil du temps. Aucune de ces disciplines ne nécessite de changer les personnes autour de la table. Chacune exige en revanche un président du conseil et un secrétaire général prêts à accorder autant d’importance aux mécanismes de prise de décision qu’au contenu des décisions elles-mêmes. 

Les raisons d’investir dès aujourd’hui dans ces pratiques sont également évidentes. D’ici 2030, le principal bénéfice attendu de l’IA dans le reporting au conseil d’administration et la gouvernance est l’amélioration de la qualité des décisions, un avantage cité par 23 % des 1 000 professionnels des fusions- acquisitions interrogés dans le cadre de l’étude FT Longitude / Datasite de 2026. Les conseils d’administration qui mettent déjà en place les disciplines structurelles décrites dans cet article seront les mieux placés pour tirer parti de ces gains à mesure que l’aide à la décision assistée par l’IA deviendra la norme plutôt que l’exception. 

Une action concrète à entreprendre ce trimestre : reprenez les ordres du jour de vos trois dernières réunions et comptez combien de points étaient formulés sous forme de questions décisionnelles plutôt que de simples mises à jour ou points d’information. Ce ratio constitue un indicateur fiable de la capacité du conseil à prendre des décisions plutôt qu’à simplement se réunir. 

Pour une analyse plus approfondie du cycle de gouvernance à mi-année, le guide complémentaire The Board’s Guide to Strategic Mid-Year Decision- Making aborde l’évaluation stratégique, la composition du conseil d’administration et la supervision des opérations de fusion-acquisition dans un format pratique et opérationnel. L’article How Boards Can Structure Their Role in Strategic Planning traite quant à lui du rôle structurel du conseil dans la construction et le pilotage du processus stratégique annuel.